(Agence Ecofin) - Face à la transformation rapide des métiers et aux difficultés persistantes d'insertion des jeunes diplômés, la Côte d'Ivoire place l'intelligence artificielle au centre de sa stratégie d'orientation pour mieux aligner la formation aux besoins du marché du travail.
Lors du lancement de la 13%u1D49 édition des Journées carrières en Côte d'Ivoire, le ministère de l'Éducation nationale, de l'Alphabétisation et de l'Enseignement technique (MENAET) a placé l'intelligence artificielle (IA) au coeur de l'orientation des jeunes vers les professions de demain. La cérémonie, présidée par Sangaré Moustapha, directeur de cabinet du MENAET, s'est tenue le lundi 9 février au Palais de la Culture de Treichville et a réuni élèves, formateurs, entreprises et acteurs du monde professionnel.
Selon l'Agence ivoirienne de presse (AIP), l'édition 2026 s'articule autour d'un panel organisé par la Direction des orientations et des bourses sur le thème : « Intelligence artificielle : quelles compétences et quels métiers pour une jeunesse engagée dans la transformation durable de la Côte d'Ivoire ? ». Les échanges ont porté sur les métiers émergents liés à l'IA, les compétences techniques et transversales requises, ainsi que sur les enjeux éthiques, sociaux et environnementaux associés à ces technologies.
Pour les autorités éducatives, l'orientation ne peut plus se limiter aux filières classiques. Elle doit désormais intégrer l'ensemble des offres de formation afin d'éclairer les choix des apprenants et de rapprocher durablement l'école du monde du travail. Le lancement national marque ainsi le début d'un déploiement dans les directions régionales, avec l'ambition de garantir à chaque élève un accès à des informations fiables sur les métiers et compétences recherchés.
Cette dynamique s'inscrit dans un contexte où les initiatives d'employabilité se multiplient. En décembre dernier, le gouvernement a lancé le Programme national de stage, d'apprentissage et de reconversion (PNSAR 2026), qui vise plus de 150 000 jeunes, dont 100 000 à travers des stages d'immersion. Malgré un taux de chômage officiel estimé à 2,3 %, des experts soulignent que ces chiffres ne reflètent pas pleinement les difficultés d'accès des jeunes diplômés à des emplois formels et durables, dans un marché marqué par le poids de l'informel.
Félicien Houindo Lokossou
Edité par Sèna D. B. de Sodji
source : agenceecofin.com