Nouveau bloc pétrolier, nationalisation d'Uniwax, la Côte d'Ivoire entame 2026 sous de bons auspices financiers

  • publiè le : 2026-03-01 18:41:19
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Nouveau bloc pétrolier, nationalisation d'Uniwax, la Côte d'Ivoire entame 2026 sous de bons auspices financiers
Abidjan (© 2026 Afriquinfos)- Les industries pétrolière et du textile de la Côte d'Ivoire connaissent une revalorisation en ce début d'année 2026. Le pays vient de confirmer son potentiel énergétique en Afrique de l'Ouest grâce à une Nouvelle découverte pétrolière. Et s'agissant du secteur du textile, la Compagnie Ivoirienne de Coton S.A. (COIC), dirigée par l'homme d'affaires ivoirien Koné Daouda Soukpafolo, a acquis la participation majoritaire dans UNIWAX S.A., l'un des derniers « fleurons » du textile régional.

Le groupe pétrolier italien Eni, en partenariat avec PETROCI Holding, a annoncé il y'a quelques jours, une découverte majeure d'hydrocarbures dans le bassin sédimentaire ivoirien.

Ce nouveau gisement, baptisé CALAO South, a été découvert début février 2026 sur le bloc pétrolier CI-501. Il fait suite au forage du puits d'exploration Murène South-1X, qui a atteint une profondeur totale de 5 058 mètres.

Situé à environ 8 kilomètres au sud-ouest du puits Murène-1X sur le bloc CI-205, ce forage a mis en évidence la présence de pétrole léger, de gaz naturel ainsi que de condensats, confirmant ainsi l'intérêt économique et stratégique de la zone.

Selon les premières analyses techniques, les ressources identifiées sur les blocs CI-501 et CI-205 sont estimées à environ 1,4 milliard de barils équivalent pétrole. Ce niveau de ressources contribue à renforcer significativement la position de la Côte d'Ivoire parmi les producteurs émergents d'hydrocarbures en Afrique de l'Ouest, dans un contexte régional marqué par une demande énergétique croissante.

Pour le Ministère ivoirien des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, cette découverte représente un levier important pour la sécurité énergétique nationale. Elle consolide notamment le potentiel du pays en gaz naturel, une ressource essentielle pour la production d'électricité et pour l'accompagnement de la croissance économique. Le développement de ces ressources est également perçu comme un facteur d'appui à l'industrialisation, à la transformation locale et à l'amélioration continue de l'accès à l'énergie sur l'ensemble du territoire.

Cette nouvelle avancée s'inscrit dans la stratégie nationale de valorisation durable des ressources naturelles, avec l'ambition de renforcer l'attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux, tout en soutenant la transformation structurelle de l'économie. Si les phases d'évaluation et de développement confirment les estimations actuelles, le projet CALAO South pourrait constituer l'un des projets structurants du secteur pétrolier ivoirien au cours de la prochaine décennie.

Uniwax désormais sous le contrôle de la Côte d'Ivoire

Le fleuron national Uniwax, après des années sous giron international, s'apprête à retrouver un contrôle ivoirien à la suite d'un accord majeur avec la Compagnie ivoirienne de coton (COIC).

La Compagnie ivoirienne de coton S.A. (COIC) Présidée par Koné Daouda Soukpafolo, a conclu le 11 février dernier, un accord pour l'acquisition de la participation majoritaire d'Uniwax S.A., marquant le retour sous contrôle ivoirien de ce pilier de l'industrie textile ouest-africaine.

Créé à la fin des années 1960, Uniwax est l'un des rares fabricants industriels de pagne wax encore en activité en Afrique de l'Ouest, avec une usine historique située dans la zone industrielle de Yopougon à Abidjan. L'entreprise, longtemps associée au groupe néerlandais Vlisco, est également cotée à la BRVM (Bourse Régionale des Valeurs Mobilières).

Ce rachat intervient après plusieurs années de difficultés financières pour UNIWAX, qui avait affiché des pertes significatives jusque-là. Toutefois, en 2025, l'entreprise a renoué avec la rentabilité : au troisième trimestre, le chiffre d'affaires avait progressé de 13 % par rapport à l'année précédente, et le groupe avait enregistré un bénéfice net d'environ 8,1 milliards de FCFA.

Cette amélioration s'est accompagnée d'une forte réaction des marchés : entre janvier et novembre 2025, l'action Uniwax à la BRVM a augmenté de plus de 267 %, traduisant un regain de confiance des investisseurs dans la capacité du groupe à se redresser.

Selon d'autres bilans récents, la société avait réussi à transformer ses pertes des exercices précédents et à afficher un bénéfice net au premier semestre 2025, même si certains résultats positifs provenaient de cessions d'actifs.

Toutefois, les autorités n'ont pas rendu publiques les modalités financières exactes du rachat et elles doivent encore approuver le processus sur le plan réglementaire, mais les sources proches du dossier signalent que la direction d'Uniwax ainsi que le groupe Vlisco continueront à accompagner la marque pour assurer sa stabilité opérationnelle dans les mois à venir.

Pour la COIC, l'intégration d'Uniwax s'inscrit dans une stratégie industrielle intégrée : en rapprochant la fabrication de pagnes de la transformation locale du coton, l'objectif est de créer des synergies industrielles fortes et d'insuffler de nouvelles capacités d'investissement.

Surnommé le « Roi du coton » ivoirien, Koné Daouda Soukpafolo est l'un des entrepreneurs les plus en vue du pays. Son groupe s'est d'abord construit autour de la filière cotonnière avant de s'étendre à l'agro-industrie, au transport et aux services financiers.

Selon les classements économiques, sa fortune est estimée à près de 92 milliards de FCFA (%u2248165 millions USD) ; ce qui le place parmi les 10 plus grandes fortunes de Côte d'Ivoire.

Au-delà de l'importance de UNIWAX pour l'économie ivoirienne, ce rachat fait écho à des initiatives plus larges d'industrialisation du continent, encouragées par plusieurs États ouest-africains. L'opération pourrait ainsi devenir un cas d'école de montée en puissance de capitaux locaux dans une industrie longtemps marquée par la concurrence étrangère.

Pour les acteurs économiques, le défi reste de renforcer la compétitivité du textile africain face aux importations asiatiques à bas coût, tout en préservant l'authenticité et la valeur culturelle des produits locaux.

Vignikpo Akpéné
source : afriquinfos.com

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