RCI : l'opposition réagit après la dissolution de la CEI

  • publiè le : 2026-05-08 08:26:15
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RCI : l'opposition réagit après la dissolution de la CEI
La dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) marque un tournant historique après un quart de siècle de gestion électorale. Entre soulagement et appels au dialogue pour des réformes transparentes, cette décision place désormais la classe politique face à l'enjeu de la refonte du système électoral.

C'est une page qui se tourne pour la démocratie ivoirienne. Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a adopté, ce mercredi 6 mai 2026, une ordonnance portant dissolution de la CEI, ainsi que le projet de loi de ratification y afférent.

Créée en octobre 2001, la Commission électorale indépendante (CEI) quitte la scène après un quart de siècle passé à superviser les scrutins nationaux et les référendums dans un climat souvent marqué par de vives contestations.

Du côté de l'opposition, les réactions ne se sont pas fait attendre. Le Mouvement des générations capables (MGC), présidé par l'ex-Première dame Simone Ehivet, a déclaré prendre acte de cette mesure. Tout en qualifiant la décision d'« étape importante », le parti regrette une mesure « tardive ».

« Nous rappelons que cette mesure aurait dû intervenir avant l'élection présidentielle de 2025 afin de permettre la tenue d'un scrutin plus serein, équitable et conforme aux standards démocratiques internationaux », a-t-elle dit.

Elle a ajouté qu' « une réforme anticipée de la CEI aurait favorisé un climat de confiance entre les différents acteurs politiques, réduit les tensions électorales et renforcé la légitimité des institutions issues des urnes. »

Toutefois, « cette dissolution doit ouvrir la voie à un processus inclusif et apaisé », lance le MGC qui invite « le gouvernement à privilégier le dialogue national, en convoquant sans délai toutes les forces politiques, les organisations de la société civile et les acteurs indépendants autour d'une même table ».

« L'objectif doit être clair : mettre en place un organe électoral, véritablement et totalement indépendant, composé de personnalités reconnues pour leur intégrité, sans appartenance partisane, afin de garantir la transparence et la crédibilité des futures consultations électorales », a-t-elle poursuivi.

Par ailleurs, MGC estime que « seuls un nouvel organe électoral indépendant, un redécoupage électoral équitable et une révision exhaustive et consensuelle de la liste électorale, permettront à la Côte d'Ivoire de consolider la paix, de préserver la cohésion nationale ».

Pour Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), l'heure est à la rupture. Dans une déclaration virulente, il a salué le départ de ce qu'il qualifie de « CEI des crises électorales et de la mort ».

L'ancien Premier ministre ivoirien, Pascal Affi N'Guessan, appelle désormais à l'ouverture immédiate d'un « dialogue national » pour refonder intégralement le système électoral au nom de la « paix et de la stabilité ».

Si la dissolution est actée, le plus dur reste à faire : construire l'organe qui lui succédera. Les revendications de l'opposition sont claires : la mise en place d'un organe composé de personnalités totalement indépendantes et sans appartenance partisane. Un redécoupage électoral plus équitable. Une révision exhaustive et consensuelle de la liste électorale.

Alors que la Côte d'Ivoire cherche à consolider sa cohésion nationale et sa démocratie, le mode de désignation des futurs commissaires électoraux sera le premier test de la volonté d'ouverture du pouvoir en place.
source : apanews.net

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