À l'approche du Carême chrétien et du jeûne musulman, périodes traditionnellement marquées par une forte demande en produits de première nécessité, les autorités ivoiriennes se veulent rassurantes. Lors de la tribune d'échanges « TOUT SAVOIR SUR l'accessibilité des produits de grande consommation », tenue le mardi 10 février 2026 au Plateau, à la Cité administrative SIGFU, la Secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre la vie chère (CNLVC), Dr Ranie-Didice Bah-Koné, a dressé un état des lieux globalement positif de la situation du marché.
D'entrée de jeu, la représentante du CNLVC a transmis les salutations du Ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, tout en se voulant rassurante à l'endroit des consommateurs. « Le Ministre me permet aujourd'hui de m'adresser aux consommateurs afin de les rassurer sur la disponibilité et l'accessibilité des produits de grande consommation à l'approche du jeûne musulman et du Carême chrétien », a-t-elle déclaré.
Une surveillance permanente du marché
Selon Dr Ranie-Didice Bah-Koné, les services du ministère du Commerce assurent une veille constante sur les marchés à travers des missions régulières de relevés de prix et de stocks. « Ces missions permettent d'avoir une image en temps réel du marché, aussi bien en termes de disponibilité des produits que d'évolution des prix », a-t-elle expliqué. Cette surveillance concerne en particulier les produits alimentaires manufacturés de grande consommation, dont plusieurs font l'objet d'un plafonnement des prix.
Des prix plafonnés respectés
S'agissant de l'huile de palme raffinée, la Secrétaire exécutive du CNLVC a indiqué que les prix demeurent stables. « Les prix des différents formats d'huile de palme raffinée se maintiennent au niveau des prix plafonds et n'ont pas dépassé les niveaux fixés par le Gouvernement en concertation avec les acteurs de la filière », a-t-elle précisé. Concernant le riz de grande consommation, les baisses enregistrées sur le marché international ont eu un impact direct sur les prix pratiqués en Côte d'Ivoire. « En glissement annuel, les niveaux de baisse des prix du riz sont compris entre 12 % et 31 % sur l'ensemble du territoire national », a souligné Dr Bah-Koné, ajoutant que « les stocks disponibles chez les importateurs sont conséquents, sans compter la montée en puissance du riz local ».
Sur le sucre, la stabilité est également de mise.
« Le prix du kilogramme de sucre roux préemballé est resté à 825 FCFA dans pratiquement toutes les surfaces commerciales depuis février 2024 », a-t-elle rappelé. Même constat pour les pâtes alimentaires, dont les prix de référence oscillent entre 195 et 225 FCFA pour le format de 200 g depuis le plafonnement de novembre 2022. Quant à la tomate concentrée, les prix observés restent bien en deçà du plafond réglementaire. « La boîte de référence de 2,2 kg se vend entre 2 500 et 2 535 FCFA, contre un prix plafond de 2 800 FCFA », a-t-elle indiqué, estimant que « le plafonnement des prix permet à la concurrence de jouer en faveur des consommateurs ». Le lait, de son côté, demeure disponible et commercialisé dans le respect des prix fixés par les autorités.
Le ciment également concerné
Bien que non alimentaire, le ciment a également été évoqué. « Depuis le 26 décembre 2024, le prix du ciment a connu une baisse de 7 000 FCFA par tonne », a rappelé Dr Ranie-Didice Bah-Koné, précisant que « le prix du ciment de référence 42,5 N est désormais fixé à 85 000 FCFA la tonne livrée à Abidjan ».
Une bonne disponibilité des produits vivriers
Au niveau des produits vivriers, la situation est jugée satisfaisante, avec une bonne disponibilité des produits de saison. « Les marchés sont régulièrement approvisionnés en banane plantain, aubergine n'drowa, gombo, tomate, piment, oignon ou encore manioc », a-t-elle affirmé, estimant que cette dynamique « bénéficie directement aux consommateurs ». Cette amélioration est, selon elle, le fruit des réformes engagées par le Gouvernement. « Les initiatives gouvernementales ont contribué à améliorer l'approvisionnement des marchés et à renforcer la transparence du marché », a-t-elle soutenu.
Des outils modernes contre la vie chère
Parmi les mesures structurantes, Dr Bah-Koné a cité la construction de marchés de proximité, mais aussi le développement d'outils numériques. « Des plateformes digitales comme OCPV Info Prix et E-Grenier contribuent à renforcer la transparence du marché et à aider les acteurs à prendre des décisions judicieuses », a-t-elle expliqué.
En conclusion, la Secrétaire exécutive du CNLVC a insisté sur l'engagement personnel du Ministre du Commerce dans la lutte contre la vie chère. « Le Ministre Ibrahim Kalil Konaté ne ménage aucun effort pour défendre le pouvoir d'achat des populations. Les questions liées à la consommation constituent une priorité de son action », a-t-elle assuré, avant d'ouvrir la tribune aux échanges avec les participants.
Ignace Konan (stagiaire)
source : afriksoir.net