''Il faut qu'il y ait une collaboration, une mutualisation des forces'': pour lutter contre le terrorisme, la Côte d'Ivoire prête à collaborer avec ses voisins sahéliens

  • publiè le : 2026-06-18 10:28:48
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''Il faut qu'il y ait une collaboration, une mutualisation des forces'': pour lutter contre le terrorisme, la Côte d'Ivoire prête à collaborer avec ses voisins sahéliens
Au salon Eurosatory dédié au secteur de l'armement, qui se déroule en ce moment près de Paris, le ministre de la Défense de Côte d'Ivoire Tene Birahima Ouattara a déclaré que la Côte d'Ivoire est prête à reprendre sa collaboration sur le plan sécuritaire avec ses voisins sahéliens, le Mali et le Burkina Faso.

"Je reste convaincu d'une chose: le terrorisme, tel qu'il se présente actuellement, ne peut être vaincu par un État. Il faut qu'il y ait une collaboration, une mutualisation des forces", a déclaré le vice-premier ministre Tene Brahim Ouattara qui est aussi ministre de la Défense, en marge du salon Eurosatory dédié au secteur, en France.

"sincèrement prêt" à reprendre une coopération
"Avec le Burkina, par exemple, on a engagé la possibilité de pouvoir mener des opérations communes ensemble. Il y a eu un arrêt que je qualifierais de brutal (en juin 2024, ndlr) et depuis, il n'y a rien du tout. Mais c'est souhaitable que nous puissions avoir ce type de partenariat pour essayer de faire face au terrorisme", a-t-il ajouté, en se disant "sincèrement prêt" à reprendre une coopération, si ses deux voisins le souhaitent.

Le Mali et le Burkina Faso sont frappés de plein fouet par des violences djihadistes meurtrières qui ont épargné la Côte d'Ivoire ces dernières années.

En avril, la Côte d'Ivoire a condamné six personnes impliquées dans l'attaque du poste-frontière de Kafolo en juin 2020 à la prison à vie. À l'époque de l'attaque, la Katiba Macina, affiliée à la branche sahélienne d'Al-Qaïda le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), avait revendiqué l'attentat. Un escadron de 30 combattants venus du Burkina Faso avait ciblé ce poste-frontière de Kafolo.

Les relations entre Abidjan et les deux pays sahéliens sont tendues depuis l'arrivée au pouvoir en 2020 et 2022 à Bamako et Ouagadougou de gouvernements militaires souverainistes ayant rejeté le partenariat avec la France, ex-puissance coloniale dont la Côte d'Ivoire reste un allié clé.

Des attaques du GSIM en provenance du Burkina et du Mali
Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM), lié à Al-Qaïda au Sahel et très présent au Burkina et au Mali, parfois à seulement quelques kilomètres derrière la frontière ivoirienne, n'a plus mené d'attaques meurtrières en Côte d'Ivoire depuis 2021.

Les autorités ivoiriennes mettent en avant leur réponse militaire, mais aussi sociale, dans la zone frontalière pour justifier cette situation.

"Dès le début, nous avons pensé qu'il fallait d'abord organiser la zone nord, sur un plan militaire mais aussi sur le plan du développement. La misère est un terreau facile pour le terrorisme", a expliqué Tene Brahim Ouattara qui précise que 3.000 hommes sont déployés dans la zone nord du pays.

Le vice-Premier ministre, frère du chef de l'État Alassane Ouattara et successeur potentiel de ce dernier, a également rappelé que la France restait "un partenaire privilégié" de la Côte d'Ivoire.

"Que ce soit au niveau de la formation, au niveau du renseignement, au niveau des équipements, il y a une coopération exemplaire avec la France", a-t-il affirmé.
source : tv5monde.com

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