Côte d'Ivoire: la cellule de lutte contre la vie chère se veut rassurante sur la trajectoire de l'inflation

  • publiè le : 2026-02-12 08:52:19
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Côte d'Ivoire: la cellule de lutte contre la vie chère se veut rassurante sur la trajectoire de l'inflation
En Côte d'Ivoire, une semaine avant le début du carême et du ramadan, les autorités assurent que les produits de grande consommation sont disponibles. Un rendez-vous d'information était organisé mardi 10 février pour assurer que le plafonnement des prix est respecté pour plusieurs produits alimentaires. Cette mesure a notamment permis de faire passer l'inflation sous la barre des 3 %.

Avec notre correspondante à Abidjan, Bineta Diagne

Le gouvernement se veut rassurant : les produits de grande consommation, tels que le riz, le sucre et l'huile raffinée, sont disponibles et il y a plus de trois mois de stocks. Mais au-delà de l'accès à ces produits, les prix n'ont pas flambé, assure la directrice du Conseil national de lutte contre la vie chère, Dr Ranie Didice Bah-Koné.

« Les prix des produits manufacturés de grande consommation sont globalement stables sur le marché. La banane est accessible à un prix intéressant parce qu'elle est largement disponible à des prix plus qu'intéressants - 1 000 francs pour un régime entier de bananes. Donc en ce moment, le foutou, l'alloco ou le claclo sont des mets qui sont accessibles pour la bourse des Ivoiriens », explique-t-elle.

Seule ombre au tableau, « le prix de la viande n'est pas respecté », regrette Hermann Doho, le président de la Fédération des consommateurs actifs de Côte d'Ivoire. Cette situation est liée à l'instabilité sécuritaire au Sahel (Mali, Burkina, Niger), d'où ce produit est importé, explique un expert au ministère du Commerce. En cause notamment, le coût des tracasseries imposées en chemin avant d'arriver en Côte d'Ivoire. « Une tolérance est de vigueur pour la viande », explique cette source, qui évoque le souci de préserver la filière.

Pour le reste, les prix plafonnés sont plutôt respectés, assure le Conseil national de lutte contre la vie chère. Grâce notamment aux inspections inopinées de la Brigade de contrôle rapide. Dans le district autonome d'Abidjan, l'année dernière, sur 1 158 commerces visités, 61 % ont été épinglés, affirme le commandant Alexandre Koffi, le responsable de cette brigade. Les vendeurs sanctionnés ont vu leurs marchandises saisies, et ont eu des amendes qui varient entre 100 000 et 2 millions de francs CFA.
source : rfi.fr

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