Côte d'Ivoire: la classe politique se mobilise après la démolition d'un quartier de Koumassi

  • publiè le : 2026-06-14 00:12:35
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Côte d'Ivoire: la classe politique se mobilise après la démolition d'un quartier de Koumassi
En Côte d'Ivoire, la démolition sur la base d'une fausse autorisation d'un quartier entier de la commune de Koumassi mobilise la classe politique. Les 3 et 4 juin derniers, un individu, Jacques Brou, documents à l'appui, a fait raser près de 34 ha du quartier Campement. Du jour au lendemain, plusieurs dizaines de familles se retrouvent sans abris, sans commerces et sans moyens financiers. Le procureur de la République a annoncé l'ouverture d'une enquête et ordonné l'arrestation de l'auteur des démolitions : mais la classe politique souhaite aller plus loin.

Par :
RFI
Avec notre correspondante à Abidjan, Bineta Diagne

Pour le PDCI, Jacques Brou n'est pas le seul acteur impliqué dans ce dossier. Le parti dirigé par Tidjane Thiam redoute « une nouvelle diversion » consistant à concentrer l'attention de l'opinion publique sur un exécutant présumé, « pour éviter que l'enquête ne remonte (...) jusqu'aux éventuelles complicités administratives ou politiques ».

« Une opération de démolition encadrée par la police, impliquant des engins lourds, des équipes organisées, des interventions répétées sur le terrain et des destructions à grande échelle, ne peut raisonnablement être l'oeuvre d'un seul individu. Qui a financé ces opérations ? Qui a mobilisé les moyens matériels ? Quels agents de l'Administration ont été informés ? », questionne Geneviève Manouan, secrétaire exécutive en chef adjointe au PDCI.

Mêmes interrogations partagées par Charles Blé Goudé, le leader du Cojep, qui a engagé un avocat pour défendre les familles aujourd'hui sans abris et leur permettre de demander des dédommagements. Selon lui, l'objectif « est d'obtenir réparation morale pour que plus jamais personne ne soit dépossédé, voué à la pauvreté. Et deuxièmement, une réparation financière. Car souvent, quand les personnes sont déguerpies, on leur donne des sommes dérisoires ».

Joint par RFI, le RHDP n'a pour l'instant pas réagi à ce sujet.
source : rfi.fr

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