Ce vendredi 30 octobre 2026, à l'issue de sa plénière réunie à Paris, le Groupe d'action financière (GAFI) acte le retrait officiel de la Côte d'Ivoire de sa liste grise des pays sous surveillance renforcée. Une page se tourne pour l'économie ivoirienne, qui referme ainsi 24 mois de galère entamés le 25 octobre 2024.
La sortie sera officialisée ce 30 octobre 2026 à l'issue de sa plénière à Paris. Le GAFI va acter le retrait de la Côte d'Ivoire de sa liste grise des pays sous surveillance renforcée. L'inscription datait du 25 octobre 2024. Le pays s'extrait du dispositif en 2 ans, contre une moyenne de 36 mois pour les autres nations africaines sorties depuis 2024. Seule l'Algérie a fait mieux. Avec vingt mois sous surveillance, Alger devance Abidjan sur la période récente, ce qui place néanmoins la Côte d'Ivoire parmi les meilleurs élèves du continent.
Le Plan d'action jugé substantiellement achevé le 19 juin 2026, puis visite sur place des évaluateurs, avant la décision finale de la plénière. Allègement des frictions bancaires internationales, amélioration de la confiance des investisseurs et effet potentiel sur le coût des transactions, dans un contexte où l'enquête d'Enquêtemedia évoque « délais dissimulés » et « surcoûts invisibles ».
Pour y parvenir, l'État ivoirien a collaboré étroitement avec le GIABA, l'institution ouest-africaine chargée de piloter ce dossier. Ensemble, ils ont musclé la coopération internationale lors des enquêtes et renforcé la supervision des secteurs à risques.Les autorités ont notamment mis l'accent sur l'identification transparente des véritables propriétaires d'entreprises. Parallèlement, le recours aux renseignements financiers a été intensifié, entraînant une hausse significative des poursuites judiciaires. Un système de sanctions ciblées a également été consolidé pour corriger les manquements.
La décision actée à Paris
En l'espèce, le calendrier parle de lui-même. Vingt-quatre mois auront suffi à Abidjan pour mener les réformes exigées et sortir du dispositif de surveillance renforcée. Une consécration pour le pays, qui tourne le dos à une période où chaque transaction, chaque correspondance bancaire et chaque investissement portaient l'empreinte d'une défiance internationale. À l'évidence, l'annonce touche au crédit même de la place financière ivoirienne, à sa capacité à inspirer confiance aux bailleurs, aux banques correspondantes et aux opérateurs économiques.
Abidjan fait figure de bon élève en matière de réformes
La performance situe la Côte d'Ivoire parmi les meilleurs élèves. Alors que les autres pays du continent sortis de cette liste depuis 2024 y sont restés en moyenne 36 mois, soit 3 ans, Abidjan s'en extrait en tout juste deux ans. Sur la période récente, seule l'Algérie a fait mieux, avec vingt mois sous surveillance. « Abidjan fait figure de bon élève en matière de réformes », résume l'enquête exclusive d'Enquêtemedia, qui promet des révélations sur « les délais dissimulés, les surcoûts invisibles et les coulisses des réformes ». Un raccourci de douze mois par rapport à la moyenne africaine, qui n'a rien d'un hasard.
Le marathon réglementaire minutieusement cadencé
Le chemin parcouru a été méthodiquement balisé. De l'inscription du pays sur la liste, le 25 octobre 2024, à la validation d'un plan d'action jugé substantiellement achevé le 19 juin 2026, la séquence s'est déroulée sans véritable temps mort. Cette validation a ouvert la voie à une visite sur place des évaluateurs du GAFI, ultime étape avant la décision finale. Derrière cette mécanique institutionnelle se cache un travail de fourmi : mise à niveau du cadre juridique, renforcement des cellules de renseignement financier, traçabilité des flux, supervision des professions assujetties. Autant de chantiers techniques, peu spectaculaires, mais déterminants pour qui veut convaincre les experts de Paris.
Ce que cela change pour l'économie nationale
En clair, la sortie de la liste grise n'est pas qu'un trophée. Elle allège de facto la pression sur les opérateurs, réduit les frictions dans les relations bancaires internationales et devrait peser favorablement sur le coût des transactions. Pour les investisseurs, la place ivoirienne respecte les standards internationaux en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. À bien des égards, cette décision vaut donc reconnaissance, et reconnaissance vaut capitaux.
L'enquête d'Enquêtemedia annonce des développements sur les zones d'ombre du processus, laissant entendre que le marathon réglementaire a charrié son lot de contraintes et de coûts peu visibles. Ce vendredi 30 octobre 2026, la Côte d'Ivoire change donc de catégorie. Vingt-quatre mois pour refermer une parenthèse que d'autres nations ont mis 3 ans à clore et voilà, en définitive, le principal enseignement d'une plénière parisienne qui fera date dans les annales de la diplomatie financière ouest-africaine.
source : .linfodrome.com