CÔTE D'IVOIRE : À LA DGI, LE BLOCAGE DES NOMINATIONS FRAGILISE LES RECETTES DU PREMIER TRIMESTRE

  • publiè le : 2026-04-14 11:19:47
  • tags : d'ivoire - blocage - nominations - fragilise - recettes - premier - trimestre
CÔTE D'IVOIRE : À LA DGI, LE BLOCAGE DES NOMINATIONS FRAGILISE LES RECETTES DU PREMIER TRIMESTRE
Le moteur de l'économie ivoirienne tousse, et la raison n'est pas à chercher dans les effectifs, mais dans les parapheurs ministériels. Alors que la Direction Générale des Impôts (DGI) affiche des objectifs toujours plus ambitieux, la réalité du terrain dément l'optimisme des prévisions budgétaires. Selon des sources syndicales, l'institution traverse une crise de gouvernance qui menace directement l'équilibre des finances publiques.

Les chiffres du mois de mars 2026 sont tombés comme un couperet. Avec seulement 420,2 milliards de FCFA collectés sur une cible de 535,2 milliards, le fisc accuse un sérieux coup de mou.

Au cumul du premier trimestre, l'ardoise est déjà lourde : 120 milliards d'écart négatif. Un constat alarmant que les agents n'attribuent pas à un manque de personnel, mais à une vacance de postes systémique. « Si la tendance reste intacte, on se retrouvera à plus de 500 milliards de moins-value en fin d'année », s'inquiète un représentant syndical.

Le verrou du Ministère de l'Économie
Le mal est identifié : une centaine de postes de sous-directeurs restent désespérément inoccupés. Pourquoi ? Parce que leur nomination dépend exclusivement d'un arrêté signé de la main du ministre de l'Économie et des Finances. Ce retard de signature paralyse toute la chaîne de commandement.

Tant que ces arrêtés ne sont pas actés, le Directeur Général, Ouattara Abou, se retrouve les mains liées, incapable de désigner par la suite les chefs de service. Résultat : une administration décapitée où l'absence de responsables en titre engendre une désorganisation fatale au recouvrement.

Le "casse-tête" de la DRH
Au coeur de ce blocage, le poste de Directeur des Ressources Humaines (DRH) est lui-même dans le flou. Depuis plus de six mois, il est géré par un intérim renouvelé par note de service toutes les deux semaines.

« L'ancien titulaire espère une rallonge dans l'ombre », confie la source syndicale, qui demande aux "acteurs de l'ombre" de laisser le DG signer une nomination définitive pour libérer l'institution.

Un appel pressant à l'exécutif
Face à ce "bricolage" administratif qui freine notamment la collecte de l'impôt BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux), le personnel interpelle le sommet de l'État. Le Président de la République et le Premier ministre sont appelés à intervenir pour faire sauter ce verrou ministériel.

Pour avril 2026, l'objectif est colossal : 614,6 milliards de FCFA. Un défi qui paraît inatteignable tant que les responsables légitimes ne seront pas installés dans leurs bureaux pour diriger la bataille des recettes.

source : linfodrome.com

A voir egalement

Publicité
Cady Wassa Avenue
Publicité