BUDGET D'INVESTISSEMENT 2024 : LA PRÉSIDENCE ET LES FINANCES EN TÊTE, LES SECTEURS SOCIAUX EN RETRAIT

  • publiè le : 2026-01-29 12:03:11
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BUDGET D'INVESTISSEMENT 2024 : LA PRÉSIDENCE ET LES FINANCES EN TÊTE, LES SECTEURS SOCIAUX EN RETRAIT
Un rapport officiel montre comment l'État ivoirien a dépensé son argent pour les grands projets en 2024. La Présidence, les Finances et l'Environnement ont reçu les plus grosses parts.

Un rapport d'exécution budgétaire pour l'année 2024, s'appuyant sur des données du Ministère des Finances et du Budget (MFB) et publié par la Cour des comptes, dévoile la cartographie des investissements publics financés directement par le Trésor. Le tableau des dépenses, qui totalisent plus de 2 109 milliards d'unités monétaires, offre un instantané éloquent des orientations prioritaires du gouvernement.

Une concentration au sommet de l'État
Sans grande surprise, les institutions au coeur du pouvoir exécutif et régalien captent une part substantielle des ressources. La Présidence de la République arrive en tête de loin, avec près de 478,7 milliards, représentant à elle seule 23% du total des investissements Trésor.

Elle est suivie par le Ministère des Finances et du Budget (14% / 296,2 milliards), dont les investissements pourraient concerner l'administration fiscale, les systèmes informatiques ou les infrastructures du Trésor public.

Un outil essentiel de transparence et de contrôle
De manière notable, le Ministère de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique se hisse à la troisième place avec 11,2% (235,9 milliards), un montant significatif qui pourrait refléter des projets structurants liés à la transition énergétique ou à la protection des ressources naturelles.

Les secteurs traditionnellement gourmands en investissements publics suivent de près : le Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité (7% / 147,5 milliards) ; le Ministère de la Communication (7,06% / 148,9 milliards) ; le Ministère de l'Éducation Nationale et de l'Alphabétisation (7,26% / 153,1 milliards), dont une partie importante (35,4 milliards) provient de projets cofinancés ; ainsi que le Ministère de la Défense (5,26% / 110,9 milliards) et le Ministère des Mines, du Pétrole et de l'Énergie (5,45% / 114,7 milliards).

Des secteurs clés en demi-teinte
L'analyse révèle également des choix qui peuvent susciter le débat. Le Ministère de la Santé, de l'Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle ne représente que 1% (18,8 milliards) du total, un montant relativement modeste au regard des enjeux sanitaires et des besoins en infrastructures hospitalières. De même, le Ministère de l'Agriculture et du Développement rural (1% / 17,8 milliards) et le Ministère de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité (4,34% / 91,7 milliards) affichent des parts qui peuvent sembler en décalage avec les impératifs de sécurité alimentaire et d'accès à l'eau potable.

Par ailleurs, le rapport distingue les projets financés intégralement par le Trésor de ceux qui sont cofinancés. Au total, le cofinancement représente 144 milliards (environ 6,8% du total). Certains ministères y ont fortement recours, comme l'Éducation Nationale (35,4 milliards cofinancés), l'Enseignement Supérieur (18,1 milliards) ou la Communication (34,1 milliards).

Ce rapport de la Cour des comptes, destiné à éclairer le Parlement pour le règlement du budget 2024, est un outil essentiel de transparence et de contrôle. Il permet aux citoyens et aux représentants élus de questionner la cohérence des investissements publics avec les priorités nationales affichées, qu'il s'agisse de la souveraineté, de la justice sociale, du développement humain ou de la transition écologique.

source : linfodrome.com

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