Chute du prix du cacao en Côte d'Ivoire : Diomandé Zoumana alerte sur les risques pour l'économie nationale

  • publiè le : 2026-03-15 00:04:50
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Chute du prix du cacao en Côte d'Ivoire : Diomandé Zoumana alerte sur les risques pour l'économie nationale
La baisse récente du prix du cacao en Côte d'Ivoire, passé d'environ 2 800 FCFA à près de 1 200 FCFA, suscite de vives inquiétudes parmi les producteurs et les acteurs du secteur agricole. Pour le président du Parti de la Renaissance Ivoirienne (PRI), Diomandé Zoumana, cette situation constitue un signal d'alerte pour l'économie nationale, dans un pays où la filière cacao demeure un pilier essentiel de l'activité économique.

Premier producteur mondial de cacao, la Côte d'Ivoire tire une part importante de ses revenus de cette culture qui fait vivre des centaines de milliers de familles rurales. « Le cacao n'est pas un produit agricole comme les autres en Côte d'Ivoire. Il représente une véritable colonne vertébrale économique, faisant vivre des centaines de milliers de familles dans les zones rurales », souligne Diomandé Zoumana. Pour lui, au-delà de la dimension économique, le cacao est au coeur de la vie sociale dans de nombreuses localités. « Derrière chaque sac de cacao vendu, il y a un paysan, une famille, des enfants à scolariser, des soins de santé à financer et un village entier qui dépend de cette activité », insiste le président du PRI.

Un impact direct sur les revenus des producteurs

La chute du prix du cacao entraîne des conséquences immédiates pour les planteurs, qui ont souvent investi dans l'entretien de leurs plantations, l'achat de produits phytosanitaires, la rémunération de la main-d'oeuvre ou encore le transport des fèves vers les centres de commercialisation. « Lorsque le prix chute brutalement, les conséquences sont immédiates. Le premier impact est la baisse du pouvoir d'achat des producteurs », explique Diomandé Zoumana.

Selon lui, cette situation pourrait, à moyen terme, décourager certains planteurs ou les pousser à réduire l'entretien de leurs plantations, ce qui pourrait affecter la qualité des fèves et la production nationale. La baisse des revenus agricoles pourrait également ralentir l'activité économique dans les zones rurales, où de nombreux secteurs dépendent indirectement de la filière cacao.

Repenser la stratégie autour du cacao

Face à cette situation, le président du PRI estime qu'il est nécessaire de repenser la stratégie agricole et économique du pays autour du cacao. « Cette situation doit être analysée avec lucidité, mais aussi avec responsabilité. Elle ne doit pas être perçue uniquement comme une crise, mais aussi comme une opportunité de repenser notre stratégie agricole et économique autour du cacao », affirme-t-il. Parmi les priorités évoquées figure le renforcement de la transformation locale. « Aujourd'hui, une grande partie de la richesse du cacao est créée à l'étranger, dans les industries de transformation. La Côte d'Ivoire produit la matière première mais capte encore trop peu de valeur ajoutée », observe Diomandé Zoumana.

Le président du PRI plaide également pour la mise en place de mécanismes de stabilisation plus efficaces afin de protéger les producteurs contre les fluctuations des prix internationaux. Enfin, il insiste sur la nécessité de renforcer le dialogue entre l'État, les producteurs et les acteurs de la filière afin de construire un modèle agricole plus résilient et plus créateur de valeur pour l'économie nationale.

Djabiga Soro
source : afriksoir.net

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