FILIÈRE CAJOU : L'ETAT IVOIRIEN FIXE LE PRIX BORD CHAMP ET MET EN GARDE CONTRE LES ACHETEURS ILLÉGAUX

  • publiè le : 2026-03-15 00:25:05
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FILIÈRE CAJOU : L'ETAT IVOIRIEN FIXE LE PRIX BORD CHAMP ET MET EN GARDE CONTRE LES ACHETEURS ILLÉGAUX
La campagne de commercialisation 2026 des noix brutes de cajou est officiellement lancée en Côte d'Ivoire. Comme chaque année, le gouvernement a fixé un prix bord champ plancher obligatoire pour encadrer les transactions et protéger les revenus des producteurs. Pour cette nouvelle saison, le prix est établi à 400 FCFA par kilogramme, pour des noix bien séchées et bien triées.

Le Conseil Coton Anacarde Karité, l'organisme en charge de la régulation de la filière, a publié une note d'information à l'attention des producteurs. L'objectif est de rappeler les règles à respecter pour garantir la qualité du produit et assurer une commercialisation dans des conditions optimales.

Des consignes précises pour une bonne qualité
La qualité de la noix de cajou est un facteur déterminant pour sa valorisation sur les marchés national et international. Le Conseil insiste sur plusieurs points essentiels. D'abord, la récolte : les producteurs sont invités à ramasser les noix tous les jours ou tous les deux jours, pour éviter qu'elles ne restent trop longtemps au sol. Vient ensuite l'étape du séchage. Les noix doivent être étalées sur des claies, pendant deux à trois jours en période de grand soleil, et jusqu'à une semaine si le temps est couvert. Un séchage insuffisant peut entraîner une détérioration de la qualité et faire perdre de la valeur au produit. Le conditionnement est également encadré. Les noix doivent être mises dans des sacs en jute fournis par le Conseil Coton Anacarde Karité. Ces sacs sont spécialement conçus pour permettre une bonne conservation. Ils ne doivent pas être posés à même le sol, mais stockés sur des caillebotis, dans un magasin bien aéré et étanche. Une manière d'éviter l'humidité et les parasites.

Interdiction de vendre en dessous du prix plancher
Le prix bord champ plancher de 400 FCFA est obligatoire. Aucun acheteur n'est autorisé à proposer un tarif inférieur. Les producteurs sont donc invités à ne pas céder leurs récoltes en dessous de ce seuil, sous peine de voir leurs revenus diminuer. Autre règle importante : la commercialisation doit se faire exclusivement auprès d'acheteurs agréés. Cette mesure vise à lutter contre le commerce parallèle et à garantir que les transactions se déroulent dans un cadre légal. Les producteurs qui auraient des doutes sur la qualité d'un acheteur peuvent se renseigner auprès des instances compétentes. Pour signaler une pratique illégale ou obtenir des informations complémentaires, deux possibilités s'offrent à eux : contacter le numéro vert 1690, ou se rapprocher de leur Délégation régionale du Conseil Coton Anacarde Karité.

Un secteur stratégique pour l'économie ivoirienne
La filière anacarde est l'un des piliers de l'économie agricole ivoirienne. La Côte d'Ivoire est l'un des premiers producteurs mondiaux de noix de cajou. Des millions de producteurs, répartis sur l'ensemble du territoire, vivent directement ou indirectement de cette culture. Chaque campagne de commercialisation est donc scrutée de près, tant par les acteurs locaux que par les acheteurs internationaux.

Les consignes seront-elles respectées et si le prix de 400 FCFA tiendra sur l'ensemble de la saison ?
La fixation d'un prix plancher vise à protéger les producteurs des fluctuations du marché et à leur garantir un revenu minimal. Mais elle ne suffit pas à elle seule. La qualité du produit, le respect des consignes de récolte et de stockage, ainsi que la lutte contre les circuits parallèles sont tout aussi importants. Le message du Conseil Coton Anacarde Karité est clair : la réussite de la campagne dépend de l'implication de tous. Producteurs, acheteurs, autorités locales, chacun a un rôle à jouer. Et pour ceux qui seraient tentés de contourner les règles, les sanctions existent.

En cette période de campagne, les regards sont tournés vers les zones de production. Les premiers sacs de noix commencent à arriver sur les marchés. Reste à savoir si les consignes seront respectées et si le prix de 400 FCFA tiendra sur l'ensemble de la saison. L'expérience des années passées montre que les tensions peuvent apparaître, notamment en cas de pression des acheteurs ou de difficultés de trésorerie des producteurs. Le rôle des autorités sera alors d'arbitrer et de faire respecter la règle. En attendant, le message est passé : pour une noix de qualité, un prix juste, et une filière durable, les bonnes pratiques doivent être appliquées par tous. Le développement de la filière anacarde, comme celui du coton et du karité, en dépend.

source : linfodrome.com

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