Côte d'Ivoire: le prix d'achat du coton inchangé malgré un contexte économique difficile

  • publiè le : 2026-11-05 01:21:53
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Côte d'Ivoire: le prix d'achat du coton inchangé malgré un contexte économique difficile
La Côte d'Ivoire a dévoilé le prix d'achat du coton pour la campagne 2026-2027. Un prix maintenu à 310 francs CFA le kilogramme, malgré un contexte économique difficile pour la filière, marqué par une hausse des charges de production et des tensions sur les marchés internationaux.

Depuis 4 ans, les prix d'achat du coton restent inchangés. 310 francs le kilo pour le premier choix. 285 francs le deuxième choix. C'est plus que les cours mondiaux. L'écart de montant est amorti par l'État à hauteur de 22,5 milliards de francs CFA. S'ajoute à cela la subvention des intrants pour près de 7 milliards de francs CFA.

Des mesures nécessaires pour « relancer la filière », insiste le ministre ivoirien de l'Agriculture Bruno Nabagné Koné. « Le prix issu du mécanisme de calcul de la filière s'établit à 246 francs CFA le kilogramme pour le premier choix. Le soutien de l'État permet de le porter à 310 francs CFA, soit un complément de 64 francs CFA par kilogramme. Pour le deuxième choix, le même complément permet de passer de 221 à 285 francs CFA le kilogramme. »

Le nombre de producteurs ne cesse de baisser chaque année. De 106 000 en 2024, ils sont aujourd'hui un peu moins de 80 000. Les surfaces cultivées ont diminué . En cause : la pénibilité du travail et des revenus jugés insuffisants. Conséquence, les surfaces d'exploitation diminuent elles aussi de près de 20 %. Les cotonculteurs préférent se tourner vers le maïs ou l'anacarde.

La filière veut miser sur de meilleures semences
Pour compenser les départs, le Conseil coton (CCAK), régulateur de la filière, mise sur la recherche : des semences plus performantes pour un meilleur rendement, évalué cette année à plus d'une tonne l'hectare. « Il faut un dispositif pérenne, surtout aux niveaux des semences, affirme Mamadou Berté, directeur général du CCAK. Il faut que nous ayons des semences améliorées. Et avec le changement climatique, nous sommes amenés à revoir toute la stratégie, même au niveau des sols. Est-ce que nos sols aujourd'hui sont encore adaptés aux engrais que nous mettons à disposition ? ».

Du côté des producteurs contactés par RFI, on parle d'un « prix satisfaisant au regard des difficultés de la filière sur les marchés internationaux ». Lors de la campagne 2025-2026, plus de 310 000 tonnes de coton ont été produites.
source : rfi.fr

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