« CETTE CÔTE D'IVOIRE DE LA MENDICITÉ » : VINCENT TOH BI IRIÉ ALERTE SUR LA BANALISATION DE L'ARGENT FACILE

  • publiè le : 2026-07-29 15:19:56
  • tags : cette - d'ivoire - mendicitÉ - vincent - alerte - banalisation - l'argent
« CETTE CÔTE D'IVOIRE DE LA MENDICITÉ » : VINCENT TOH BI IRIÉ ALERTE SUR LA BANALISATION DE L'ARGENT FACILE
Dans une publication sur les réseaux sociaux, Vincent Toh Bi Irié dénonce la banalisation des demandes d'argent en Côte d'Ivoire, qu'il juge nuisible aux valeurs d'effort, de mérite et de travail.

« Je ne sais pas exactement à quel moment la Côte d'Ivoire a commencé à basculer dans une culture totale de la mendicité. » C'est par cette phrase que le chef du mouvement politique Aube Nouvelle introduit sa réflexion intitulée Cette Côte d'Ivoire de la mendicité, publiée sur Facebook ce lundi 27 juillet.

L'ancien haut fonctionnaire prend toutefois soin de distinguer les personnes vivant dans la précarité de celles qui, selon lui, réclament de l'argent alors qu'elles n'en ont pas un besoin vital. « Je ne parle pas ici de ceux qui n'ont pas de moyens de subsistance (...). Je parle de ceux qui mendient parce qu'il faut demander », écrit-il.

L'argent demandé "partout"
Dans son texte, Vincent Toh Bi Irié décrit une pratique qu'il juge omniprésente. Selon lui, les sollicitations financières se retrouvent dans les administrations, les entreprises, les banques, les lieux de culte et même dans les toilettes publiques.

Il estime que cette habitude est devenue un réflexe social. « Ceux qui disent bonjour demandent de l'argent, ceux qui vous sourient aussi », affirme-t-il, s'interrogeant sur l'origine des sommes distribuées quotidiennement.

« D'où vient cet argent impudiquement distribué ? »
L'ancien préfet ne limite pas sa critique aux comportements individuels. Il pointe aussi les distributions d'argent effectuées lors de certaines cérémonies publiques.

À ses yeux, ces pratiques contribuent à installer une culture de l'assistanat. « Les autorités elles-mêmes ont consacré cette mendicité ambiante », soutient-il, avant de s'interroger : « D'où vient cet argent impudiquement distribué ? »

Il estime que ces dons, lorsqu'ils deviennent récurrents, brouillent le lien entre rémunération et travail accompli.

Une inquiétude pour la jeunesse
Sur le plan économique et social, Vincent Toh Bi Irié avance que « l'argent facile » perturbe les comportements lorsqu'il circule sans être issu d'une activité productive.

Selon lui, cette situation pourrait avoir des conséquences sur les jeunes générations. Il y voit l'une des explications au désintérêt de certains pour les études ou l'effort, dans un contexte où l'obtention rapide d'argent semble parfois plus valorisée que le mérite.

Pour illustrer son propos, Vincent Toh Bi Irié raconte une expérience vécue dans un restaurant indien à New York. Après avoir laissé un plat qu'il jugeait trop épicé, il explique que le gérant s'était étonné de le voir renoncer à un repas payé, preuve selon lui que certaines sociétés entretiennent un rapport plus rigoureux à l'argent.

L'ancien préfet d'Abidan appelle donc à remettre au premier plan « les valeurs de l'effort, du travail et du mérite », qu'il considère comme les fondements indispensables au développement de la Côte d'Ivoire.

source : linfodrome.com

A voir egalement

Publicité
Publicité